3 jours en Devoluy
Reportage
C’est Pascale qui nous propose ce joli week-end dans le Dévoluy. La météo est très favorable, ce qui nous promet de bons moments !
Nous serons 8 participants au total, six de Lyon ou ses environs, et Brigitte de Grenoble ainsi que Caroline de Sisteron.
VENDREDI 12 juin 2026
Nous partons donc à deux voitures, celle de René, avec Véronique et moi, qui s’arrêtera pour prendre Brigitte au passage, et celle de Françoise avec Lise et Pascale et toutes les victuailles pour les repas du week-end.
Le premier jour vient se joindre à nous Magali, une sœur de Lise, ainsi que Léontine, une de ses nièces venue tout droit du Canada.
Aucune difficulté sur la route. Nous dépassons le Col de La Croix-Haute pour nous arrêter un peu plus bas au Col de Grimone, d’où part notre première randonnée.
Petit sentier tranquille jusqu’au Col du Pigeon. La forêt est plutôt composée de conifères aujourd’hui.
Puis belle montée jusqu’au sommet du Jocou à 2055m d’altitude, après avoir grimpé 750m au total.
De là-haut, la vue est superbe sur les crêtes du Vercors à l’ouest avec, se détachant fièrement, le Mont Aiguille, et à l’est, tous les sommets du Dévoluy, dans une ambiance assez minérale, puisqu’il s’agit d’un massif calcaire.
On redescend par le col du Vente-Cul, mais la trace n’étant pas bien marquée, on tâtonne, on hésite un peu, on passe dans de la broussaille épaisse, tout en baissant la tête pour éviter de se griffer le visage, en bref, c’est la pampa ! Mais on retrouve le chemin assez vite.
On arrive en bas, sains et saufs vers 16h, sachant qu’on est parti à 10h38 précisément !
On s’installe ensuite dans nos mobile Homes du camping de Lus-la-Croix-Haute. Pascale veut se mettre en cuisine rapidement pour laisser à son plat le temps de mijoter. Que va-t-on manger, au juste ? Chut ! Pour l’instant, on n’a pas le droit de savoir ce qui nous sera servi, pas plus qu’on ne peut savoir à quelle heure sera le départ pour demain. Chaque chose en son temps, nous fait-elle comprendre, et sans doute préfère-t-elle entretenir une ambiance de mystère, à moins qu’il ne s’agisse de suspense !
On a largement le temps de se préparer, d’aller à la piscine pour ceux qui le souhaitent, d’aller faire un tour au village pour découvrir les produits locaux et le petit bar qui sert des boissons locales, dommage que le serveur soit si peu accueillant !
Quand on revient au camping, se dégage nettement une odeur d’oignon, ce qui nous donne un avant-goût de notre repas.
Finalement, on s’attable tous les huit dans le mobile home de Pascale où le repas nous est servi. Petit apéritif avec les accompagnements faits maison de Lise et Colette, puis salade et tomates. Quant au plat principal, tant attendu, il s’agit d’un poulet aux abricots et aux oignons caramélisés, qui est à la fois original et délicieux.
On termine sur une compote de fruits accompagnée de ses gâteaux secs.
On part se coucher de bonne heure, car demain, on décolle à 8h15 précises ! Par contre, libre à nous de nous lever à l’heure qui nous plaira !
SAMEDI 13 JUIN 2026
Pascale tient vraiment à ce que nous partions de bonne heure pour ne pas arriver trop tard et pouvoir ainsi profiter de la soirée à la piscine du camping. Bonne idée, non ?
Avec pour objectif le Col du Charnier, on arrive au parking et sommes prêts à partir à 8h35. Nous nous engageons sur un sentier bien à l’ombre, le long d’un petit torrent timide, dont nous ignorons le nom. Nous sommes bien sur un GR, donc tout va bien, mais Pascale a quand même un petit doute, car sur son GPS, on est sensé partir plein nord… Et ce n’est pas du tout le cas… Mais les GPS n’ont peut-être pas le même nord que les cartes papier, après tout ! On continue gentiment, à l’ombre, accompagnés du gazouillis des oiseaux qui s’en donnent à cœur joie, indifférents aux inquiétudes de notre cheffe.
Tout à coup, René, qui marchait juste derrière moi, me double comme une flèche en disant qu’il faut qu’il parle à Pascale de toute urgence. S’en suit une étude de carte intensive, celle de René, sur papier, ainsi qu’un examen approfondi des différents GPS, celui de Pascale et celui de Françoise, et le verdict tombe, implacable… On s’est trompé… de chemin… Carrément à partir du bas, au niveau du parking … Et pire encore, on s’est trompé de parking… On a donc gravi 280m pour rien.
On redescend aux voitures, on change de parking et on repart à 11h08 ! D’abord sur une piste large et confortable, moins ombragée que la précédente, mais toujours le long d’un petit torrent un peu plus fougueux. On est entouré de feuillus au lieu des conifères. On traverse ce petit torrent et atteignons la bergerie avec la cabane de Feyrard, où Pascale espère pouvoir faire une petite pause avant la grosse montée. Mais malheureusement, le berger en a bloqué l’accès pour en faire son petit chez lui. Alors, on attaque directement la falaise. Et là, c’est du sérieux, une pente super raide, avec de la caillasse instable, des éboulis branlants, un balisage calamiteux… Après un atelier bandage de pieds pour moi, je pars à l’assaut de la falaise et parviens, en bonne dernière, et non sans mal, au niveau du lac de Lauzon. Il est carrément décevant, ce lac, car il s’agit en fait d’une boutasse glauque qui n’incite personne à la baignade. Ça tombe bien, plusieurs d’entre nous n’avons pas notre maillot de bains ! On s’arrête là pour piqueniquer alors que Pascale et Françoise ont l’énergie de monter jusqu’au Col du Charnier, tandis que nous les attendons en nous reposant.
Si le lac n’est pas joli, les paysages environnants compensent largement avec les falaises de calcaire, qui, selon certains, rappellent les Dolomites, en plus foncés.
On redescend par le Col de la Croix sur un joli tapis herbeux très fleuri. De nouveau, s’offrent au regard tous les sommets du Dévoluy, et même, toujours aussi fier, le Mont Aiguille à l’Ouest.
Le terrain est très varié ! Zones herbeuses et confortables, passages pierreux plus délicats.
Les fleurs sont très nombreuses et colorées en cette saison et apportent de la gaîté au paysage déjà somptueux. Les grosses trolles et les marguerites toute jaunes, les Gentianes et les polygales bleues, les raiponces et les centaurées violettes, les pensées sauvages, les géraniums… Impossible de toutes les nommer ici. Sans oublier bien sûr, le serpolet que Brigitte ramasse pour ses tisanes du soir !
On n’arrive qu’à 18h aux voitures, mais Pascale a demandé au restaurant que soit décalée notre heure de repas à 20h30. On aura quand même gravi 1000m de dénivelé dans la journée, et ce, pour les moins courageux ! Pour ceux qui sont allés jusqu’au Col du Charnier, on ne peut même pas calculer !!!
On rentre au camping où chacun vaque à ses occupations, comme la veille, douche, courses, piscine. Mais on se retrouve pour l’apéro dans le même mobile home.
Tout en grignotant et buvant, on fait les comptes des covoiturages et repas partagés, et surtout, surtout, Pascale, Françoise et René, essaient avec acharnement et grosse concentration, de trouver le point de départ de la rando de demain, qui s’avère très difficile à repérer sur la carte IGN et sur le GPS. Un vrai casse-tête.
On va dîner, et on obtient finalement, auprès des restaurateurs, l’endroit précis où nous devons stationner nos véhicules demain matin. Ouf !
Très bonne cuisine même si l’attente était un peu longuette.
DIMANCHE 14 JUIN 2026
On se lève vers 7h, comme la veille, pour se préparer, tout ranger, tout nettoyer puisqu’on quitte le camping directement. On va jusqu’au parking des Chabottes (vous savez celui qu’on ne trouvait pas sur la carte). Pour s’y rendre on emprunte une très jolie route qui se faufile dans des gorges, sous une tonnelle de verdure magnifique.
On démarre vers 9h20 sur un premier chemin, mais rapidement, on fait demi-tour (pas question de rejouer le scénario de la veille), mais cette fois-ci, on ne change pas de parking !!! La piste est large traversant à nouveau des zones de conifères. Il faut franchir un petit torrent délicat, puis on s’engage sur un joli sentier en lacets qui monte jusqu’au Chamousset. Il est très étroit, et une grande vigilance doit être observée tout au long de ce joli parcours, dominé par des fleurs blanches et des grosses grappes de Liliacées qui ressemblent un peu à des olives ! Le paysage se partage en deux zones distinctes : d’un côté les roches bien minérales typiques du Dévoluy, de l’autre la forêt, le vert, les fleurs…
Comme il est quasiment midi, Pascale propose de piqueniquer sur place, bien que le vent ne soit pas très agréable. A présent, deux solutions se présentent pour la suite de la journée. La première : Il reste 250m à gravir pour atteindre le Grand Chamousset, qui débouche ensuite sur le Petit Chamousset, et une descente à travers la forêt formant une grande boucle jusqu’au point de départ.
L’autre solution est de faire un aller-retour au Grand Chamousset, pour ceux qui le souhaitent, puis, redescendre ensuite par notre petit chemin bien étroit, considéré comme un peu vertigineux, donc scabreux, par certains.
A cause de moi, qui ne me sens pas bien du tout, du fait d’une mauvaise nuit et divers autres soucis fort désagréables, la solution de la grande boucle est écartée.
De ce fait, seuls René, Françoise et Caroline font un aller-retour au Grand Chamousset, tandis que nous restons sur place, à l’abri du vent, pour piqueniquer, discuter et faire la sieste.
Toutes mes excuses à celles qui auraient préféré faire la grande boucle…
On reprend le chemin exigeant, qui, étrangement, me paraît beaucoup plus facile et bien moins dangereux qu’à la montée, malgré un mal de tête violent.
On arrive au parking pour déguster du jus d’orange que Pascale avait mis dans une glacière.
Puis on se sépare, en déposant Caroline au camping pour qu’elle récupère sa voiture.
Retour à Lyon vers 19h15, sans l’ombre d’un embouteillage ! Quelle chance !
Merci à tous pour ce joli week-end ensoleillé et varié, et merci à toi Pascale, même si quelques erreurs de parcours ont pu agacer certains. Les paysages du Dévoluy étaient somptueux, variés et très sauvages, nous permettant ainsi de nous ressourcer et de faire le plein d’oxygène.
Bel été à tous et à toutes.
Jocelyne BRIGGS
Description
12 juin 2026 au 14 juin 2026
Les inscriptions à cette randonnée sont fermées.
Heures de départ et lieux de rendez-vous :
Départ de Lyon : vendredi 12 juin à 7 h 00 au Métro Mermoz Pinel à l’intersection du boulevard Pinel et de la rue Edouard Branly à coté des Galeries Lafayette au niveau de la pharmacie.
Rendez-vous sur place : 9 h 30 Col de la Grimone 1319 m, juste au dessus de Lus-la-Croix-Haute
Description de l’activité :
Une montagne typée que l’on appelle parfois les petites Dolomites.
Jour 1 : nous irons sous le col de Grimone pour monter au Jocou à 2051 m , un petit bijou sans grosses difficultés. Dénivelée positive : 750 m
Jour 2 : direction vallon de la Jarjatte pour le col du Charnier par le lac du Lauzon, un peu plus exigent mais ça vaut vraiment le coup. Dénivelée positive : 950 m
Jour 3 : le Chamousset ( le grand et le petit en fonction de votre forme) depuis les Chabottes. Dénivelée positive : 720 m
Séjour limité à 9 participants dont 3 déficients visuels.
Hébergement / repas :
Camping de la chèvre à Lus-la-Croix-Haute. Location de 2 Mobil Homes de 4 places chacun. Les draps ne sont pas fournis. Le camping possède une piscine.
Je vous propose de préparer un plat chaud pour le premier soir + un dessert et de m’occuper également des courses pour les petits déjeuners (frais partagés)
vous pouvez compléter par quelques spécialités de votre choix pour l’apéritif et l’entrée. Normalement il devrait faire beau et nous pourrons je l’espère souper dehors.
Le deuxième soir , le camping dispose d’un restaurant pizzéria ou chacun pourra se restaurer en fonction de ses préférences.
Cotations :
Niveau : 2-3
Difficulté : 2
Distance :
Dénivelé : jour 1 : 750 m, jour 2 : 950 m et jour 3 : 720 m
Equipement :
Bonnes chaussures de marche, battons, sac à dos, vêtements de saison, lunettes de soleil, crème solaire, cape de pluie, en-cas énergétiques, boissons et quelques gourmandises à partager. Affaires pour 3 jours, maillot de bain.
Prévoir 3 pique-niques pour les repas du midi. Il y a une épicerie et un tout petit supermarché à Lus.
Animateur :
Pascale DREVON mail : pascale_drevon2@hotmail.com Téléphone : 06 23 15 85 32
Tarif : 44 € / personne
Ce prix inclus uniquement les frais de location de Mobile Home calculés sur la base de 8 participants.
Inscription :
1 – s’inscrire en ligne sur l’espace adhérent avant le 30 mars 2026
2 – faire obligatoirement un virement de 44 €/personne le jour de l’inscription (un RIB est disponible sur le site dans l’espace adhérent)
Votre inscription définitive ne sera validée qu’à réception de votre règlement.
Tarif covoiturage au départ de Lyon :
30 € à remettre à votre chauffeur sur la base de 4 personnes par véhicule
(0.25€ / km)






















