RAQUETTES EN CHARTREUSE – COL DE LA CHARMILLE

Reportage

Pour cette première sortie en raquettes de l’année, c’est Jean qui nous propose une balade en Chartreuse. Rien d’ambitieux car il s’agit d’un échauffement, alors, ce sera niveau 1 de difficulté.

On part à deux voitures de Lyon, celle de René et celle de Pascal M, laquelle deviendra celle de Christelle, lorsqu’ils se rejoindront à Saint Laurent du Pont, car sa voiture est équipée de pneus neige, bien utiles en cette saison.

Avec René et Colette nous arrivons les premiers sur le parking du monastère de la Chartreuse de Curière, à 8h30, pour un rendez-vous à 9h !

On démarre vers 9h20, avec, pour une fois, les raquettes aux pieds dès le départ !

Comme Jean nous l’a indiqué sur la fiche de présentation, nous devrons franchir deux tunnels, pour lesquels une lampe frontale sera nécessaire.

Il fait froid, mais la température est la même qu’à Lyon, finalement, un peu en-dessous de zéro. Le ciel est assez couvert, on n’est pas vraiment sûr d’avoir du soleil aujourd’hui.

L’objectif est de monter au Col de la Charmille, puis de poursuivre  éventuellement jusqu’au col de la Sure, avant de redescendre, en aller-retour.

Assez rapidement, on aborde le premier tunnel. Zut, il va falloir retirer nos raquettes car il est long. La sortie du tunnel est assez acrobatique ! Il faut monter sur des marches plus ou moins bien formées, et redescendre de l’autre côté, sur un terrain un peu glissant car verglacé. Personne ne chute malgré tout !

En sortant de ce premier tunnel, la piste forestière s’est muée en une congère en dévers à 45 degrés. A droite de la piste, une grande dalle calcaire qui, lorsqu’elle est recouverte de neige, représente un danger, car les avalanches partent très vite sur une telle pente. Pour l’heure, on ne craint plus cette avalanche, car visiblement, elle a déjà eu lieu, et les paquets de neige se sont amoncelés sur le chemin, formant un terrain très chaotique, avec des creux, des bosses, des trous, le tout sur un terrain carrément en dévers.

Ce n’est rien, pense Jean, un mauvais moment à passer, nécessitant pour chacun de la concentration, mais ça ne va pas durer, seulement la distance séparant les deux tunnels.

Alors, courageusement, on se lance. Enfin, le mot n’est pas exact, car on avance à pas de tortue, plaçant nos pieds l’un devant l’autre, ce qui n’est pas simple avec des raquettes. La pente sur la gauche est tout aussi raide que celle de droite. Une chute ne serait pas confortable, même si quelques petits arbustes malingres pourraient éventuellement la freiner, mais nos vêtements en nylon se chargeraient bien de neutraliser leur effet !

Enfin, on aborde le deuxième tunnel. Son accès est tout aussi scabreux que le premier, mais comme il est court, on n’a pas besoin de retirer nos raquettes.

De l’autre côté, le terrain n’est guère plus engageant, et la progression est lente et pénible.

Tout d’un coup, Jean s’arrête net : « On fait demi-tour » dit-il, « je ne sais pas combien de temps ce type de terrain va durer… et comme il faudra repasser par ici en fin d’après-midi… »

Changement de programme donc.

On rebrousse chemin : le deuxième tunnel plus court, la traversée acrobatique et périlleuse. On est tellement concentré qu’on ne remarque à peine un petit rayon de soleil qui vient nous caresser les épaules ! Puis, de nouveau, le premier tunnel, sans les raquettes.

On revient au parking de départ.

Jean nous propose de prendre une autre piste forestière qui chemine doucement en direction du belvédère de None.

Personnellement, ces passages scabreux ont sapé toute mon énergie, me demandant une grosse concentration. J’ai du mal à récupérer, et assez rapidement, on s’arrête tous pour déjeuner, car il est déjà midi avec toutes ces aventures !

On a la chance d’avoir nos deux pâtissières en chef, Colette et Marie-Christine, qui rivalisent de talents pour confectionner des douceurs savoureuses et réconfortantes.

On repart ensuite en direction du belvédère.

Au bout de quelques temps, je déclare forfait, mon énergie n’a pas daigné revenir…

Je redescends doucement avec Marie-Christine et Colette. Le reste du groupe monte jusqu’au belvédère.

On fait une pause sur le bord du chemin, car j’essaie de reprendre des forces en mangeant un peu.

Un des moines du monastère de Curière s’arrête près de nous et nous explique que le nom du Belvédère de None vient du fait que c’était une balade que faisaient les moines le dimanche après-midi, et ils atteignaient le belvédère vers 15h, d’où le mot « none ».

Les autres nous retrouvent rapidement et nous regagnons les voitures tous ensemble à 15h.

Comme il est tôt, nous nous arrêtons dans un café à St-Laurent-du-Pont, traversé par une petite rivière, le Guiers.

Puis chacun reprend son véhicule en direction de Lyon.

Même si le soleil ne nous a pas réchauffés, nous avons pris un bon bol d’air. Bon, d’accord, pour le niveau 1, il faudra revoir les cotations, car je n’oserais pas m’inscrire en niveau 3 !

Mais c’était très sympa malgré tout, et, de temps en temps, un petit coup d’adrénaline, ça permet de se rendre compte qu’on est bien vivant !

Merci beaucoup Jean pour ce parcours inattendu, et encore une fois, merci aux pâtissières !

Jocelyne Briggs

Description

14 janvier 2024

Les inscriptions à cette randonnée sont fermées.

Départ : VENISSIEUX –  avenue Jules Guesde (Métro Parilly, côté Parc Relais), à 7h00 précises.

Rendez-vous : Parking de la Chartreuse de Curière , à 9h00.

Présentation :

L’extrémité Nord de la longue barrière rocheuse face à la Grande Sure est un sommet modeste qui offre un tour d’horizon dégagé sur la Chartreuse et les massifs plus lointains, Belledonne, Mont Blanc, etc. Au départ de la Chartreuse de Curière, cette randonnée propose une approche discrète et sauvage du vallon de la Grande Sure. N’oubliez pas votre frontale (on passe 2 tunnels !).

Cotation :    niveau 2  / difficulté technique : 1

Alt. départ 860 m – sommet 1675 m / Dénivelé : ~ 800 m

Durée : ~ 6 heures

Carte IGN TOP 25 – 3334OT

Equipement : Raquettes, bâtons, sac à dos, vêtements chauds, bonnes chaussures, lampe frontale, lunettes de soleil, crème solaire, picnic et en-cas énergétiques, boissons.

Animateur (renseignements et inscriptions) :

Jean FUIN / tél. 06.45.39.07.26 / e-mail : jean.fuin@gmail.com

Tarif (participation au co-voiturage, à remettre directement à votre chauffeur) :

14 € au départ de Lyon (sur base de 4 personnes par véhicule ; prévoir l’appoint SVP). 

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