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Je comprends

Le brame du cerf dans le Vercors

Reportage

C’est à 10h, à deux voitures au départ de Lyon que nous partons. Celle de Mo et celle d’Hélène. Les passagers de cette dernière seront ensuite transférés dans celle de Francis qui nous rejoint à Pont en Royans…

Cath et Denis nous retrouvent au village de St Aignan. Comme nous empruntons la route touristique, nous mettons un certain temps pour arriver dans notre jolie cabane, la cabane de Grandu, spartiate, certes, mais très confortable, avec une petite salle à manger en bas, dans laquelle on peut faire du feu, et les chambres en haut.

Nous piqueniquons dehors, et commençons déjà à partager quelques bonnes victuailles.

Puis nous partons avec les voitures pour nous promener dans la forêt, dans un endroit secret que le garde forestier a indiqué à Marie afin d’écouter, à la nuit tombante, les cerfs bramer.

Nous devons marcher sans bruit et bavarder le moins possible, ce qui est très difficile pour certains !!!!

Lorsque nous avons repéré un coin en hauteur, nous permettant de dominer les alentours, nous nous asseyons dans un silence religieux, pour écouter les cerfs… Nous entendons de nombreux avions (nous devons sûrement nous trouver sous un couloir aérien), mais après quelques minutes, les premiers cerfs commencent à s’exprimer. Ils seront quatre, d’après les experts du groupe, plus un sur le chemin du retour. Pour ma part, je m’attendais à un vacarme beaucoup plus puissant, des mugissements violents résonnant dans toute la montagne… Mais mon imagination dépassait largement la réalité. (Il faut dire, à leur décharge, que la compétition avec les avions était féroce – la compétition, pas les cerfs, qui eux, paraît-il, sont plutôt farouches !!!)

Nous rentrons à la frontale jusqu’aux voitures, puis, jusqu’à notre cabane pour déguster toutes les spécialités au coin du feu.

Le lendemain, dimanche, après un petit déjeuner copieux et varié, nous partons, à pied, dès 8h30 car la route sera longue jusqu’au Grand Veymont.

Pendant plus de deux heures le chemin est pratiquement plat, nous permettant de nous échauffer avant d’attaquer la montée. Nous atteignons le sommet à 12h30. Le temps est assez clément et les sommets alentours se révèlent au fur et à mesure de l’ascension, avec, cerise sur le gâteau, le joli Mont Aiguille, qui n’apparaît qu’à la dernière minute !

Un fait remarquable de cette montée est que tout le groupe de dix personnes reste ensemble jusqu’en haut : personne ne court devant, personne ne traîne derrière. On arrive tous ensemble au sommet, et ça, c’est vraiment chouette !

Petit piquenique entre soleil et nuages, donc, nous ne nous attardons pas.

Contrairement au projet initial, nous ne redescendons pas par le même versant, mais le chemin est tout aussi long.

Nous regagnons notre cabane juste après 17h, et rassemblons nos affaires.

Les troupes se dispersent en sens inverse. Les plus pressés prendront l’autoroute tandis que les « puristes » reprendront la route touristique pour savourer le week-end jusqu’au bout.

Merci à Marie de nous avoir organisé ce joli week-end. L’ambiance trappeur était bien au rendez-vous, ainsi que le partage et la convivialité, sans oublier le bel effort que représentait l’ascension du Grand Veymont !

Merci à tous et à chacun.

Jocelyne Briggs