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Le Grand Paradis en Italie

Reportage

Dimanche 7 août

Départ à 3 voitures de Lyon à 10h. On récupère Christelle à Chambéry et Sandra à Annecy et nous faisons une halte à Chamonix pour pique-niquer près d’un plan d’eau. Jean a oublié son pique-nique, du moins, c’est ce qu’il dit, mais moi jecrois en fait qu’il avait envie de gouter à tous les râteliers. Guy régale les amateurs d’une bonne bouteille tirée de sa cave, et Colette, bien qu’absente à ce séjour, nous a préparé un gâteau amendes-framboises, tandis que Marie a confectionné des pancakes, ça commence très fort.

On repart en direction du tunnel du Mont Blanc, puis nous grimpons dans le Valsavarenche jusqu’aux Eaux Rousses à 1669m. Nous nous installons dans nos chambres.

Marie nous a préparé une surprise pour fêter son anniversaire avec du coteau du Layon.

Après notre premier repas italien, les troupes se dispersent assez rapidement.

Lundi 8 août

rosse journée.

Nous montons doucement 1310 m jusqu’au Col d’Entrelor par un très beau chemin sans caillasses ni racines. A environ mi-parcours de la montée, surprise, au bord d’un lac, nous retrouvons le groupe de HCE au grand complet ! Ils sont en train de se reposer et de pique-niquer avant d’attaquer une montée plutôt sérieuse dans un pierrier !!!

Puis, après avoir nous-mêmes pique-niqué on bascule de l’autre côté du col par une descente bien technique au départ. Le reste de la descente (de 1280m au total) est bien soutenue également.

Christine a eu la grande surprise d’avoir de l’eau bien salée pour le thé de son thermos, ainsi elle a eu soif toute la journée ! Elle apprendra le soir-même qu’elle n’a pas été la seule à avoir vécu cette amère expérience (non, cette expérience salée, je veux dire !)

Partis à 8h30 arrivés à 18h30.

Nous arrivons à Rhêmes notre Dame, où nous buvons un verre immédiatement car nous sommes desséchés. Beau village, avec des magnifiques chalets aux toits de lauzes, où selon Anna, « on ressent une certaine richesse ».

Nos chambres sont super, très coquettes, on a des draps et des serviettes !On profite de nos douches avant d’attaquer les nuits en refuge, plus spartiates ! Puis repas très agréable au restaurant. Nous regagnons nos chambres assez tard.

Mardi 9 août

Pour ma part j’ai un coup de grisou, une fois de plus, alors, ça retarde le départ pour tout le monde. Ils partent donc vers 10h30 et montent doucement en direction du refuge Dey Fond.

La pluie attendue n’est même pas venue, ou si peu !

D’ailleurs, ils profitent de cette journée plutôt tranquille pour tester leur équipement de pluie. Ils enfilent et ôtent leurs capes et blousons à plusieurs reprises, s’arrêtent, repartent,flânent, musardent, traînassent même…

Chris, Anna et moi passons la journée devant le gîte en attendant que Mustapha vienne nous récupérer. Ah ! La route avec Mustapha, sur la piste, ne manque pas de piquant : il nous raconte que son patron possède la moitié de la vallée, voire plus, et nous faisons plusieurs haltes pour réparer la turbine (lui, pas nous !)

Le petit refuge Dey Fond est très original, tout rénové, avec grand confort. On retrouve le groupe qui a bien pris tout son temps pour monter, sans oublier d’admirer la cascade en passant, comme nous, du reste.

Dîner sympathique, avec divers alcools en digestif.

Coucher de bonne heure.

Mercredi 10 août

On fait une photo devant le refuge avant de partir et on quitte ce petit endroit insolite vers 8h45. Nous montons jusqu’au Col Rosset à 3025m, ça monte dur. On pique-nique là-haut au soleil, puis on attaque la descente qui est assez facile dans l’ensemble. La température a nettement chuté et le vent s’est levé. On rencontre plein de fleurs en chemin : des parterres d’edelweiss et des somptueux tapis de linaigrettes près du Lac Rosset, ainsi que d’autres lacs plus petits. Le lac Rosset est magnifique avec sa petite île en son centre, sous un ciel bleu parsemé de nuages qui donnent à l’ensemble une beauté paradisiaque. Marie fait plein de photos et s’émerveille à chaque instant, subjuguée par ce paysage spectaculaire.

Nous arrivons à Chivasso vers 16h30 pour boire des bières artisanales, ou du chocolat chaud exquis. Et là, nous avons la joie de voir arriver le groupe HCE qui va également dîner et dormir au refuge. Eux, ils y resteront deux nuits.

Ça promet une belle ambiance pour le dîner de ce soir !

Étape 940 de dénivelé positif, et 780 m négatif.

La soirée a été géniale en chantant jusqu’à 21h45.

Jeudi 11 août

On reste dans le même coin mais on change de refuge : on va au refuge Savoie où nous passons déposer des affaires pour alléger nos sacs.

Sandra, Anaïs et Mohamed restent se reposer.

Nous montons par de grands lacets, d’abord, puis un petit raidillon jusqu’au Col Leynir. on pique-nique là-haut, puis, on redescend tranquillement dans un paysage minéral magnifique, très différent d’hier, où se déploie, selon Jean, « un festival de couleurs: du mica scintillant au soleil, des petits paillaçons de lichens colorés, qui tranchent sur la pierre grise, des fleurs roses, des bleues ». Les lacs de taille et de forme variées ajoutent encore à la magie du lieu, et la lumière changeante du fait des nombreux nuages qui filent dans le ciel, apporte une touche irréelle à ce spectacle que nous offre ce bel échantillon de nature sauvage. Si on lève les yeux, le regard se porte sur les glaciers qui nous entourent, surplombés par de beaux sommets enneigés et, dominant le tout, le Grand Paradis, qui règne, majestueux, sur tout cet univers.

Nous faisons une pause près d’un petit lac, mais il ne fait pas chaud du tout, et le vent nous chahute quelque peu ! Nous revoyons le groupe HCE, mais de loin seulement, puis on va faire un petit tour sur l’île au milieu du lac Rosset, en empruntant une petite digue faite de pierres.

La sortie aura été de 690m à la montée et 780m à la descente. On rentre au refuge vers 17h pour boire un verre sur la terrasse. On est très bien installés dans des chambrées par quatre, avec douches et tout le confort.

Le dîner est fort sympathique.

Après le repas, certains retournent voir HCE à leur refuge pendant que d’autres vont se coucher sagement.

Vendredi 12 août

Départ à 8h30, d’abord descente douce, puis à l’embranchement on perd Momo et Anaïs, et Jean remarque : (et Mo file !) mais on le retrouve, et on prend la montée bien tonique vers le Grand Collet. Comme il fait frais et qu’il y a du vent, on redescend un peu pour trouver un coin plus abrité pour pique-niquer. On a le Grand Paradis en ligne de mire, puis, après une bonne sieste, on descend jusqu’au refuge du Tétras Lyre. Le chemin est bien technique et on arrive de bonne heure, vers 16h30, pour déguster de nouvelles bières.

La montée n’aura été que de 435m, mais la descente de 880m.

De nouveau, un groupe va rejoindre HCE, d’autres se reposent, se douchent et se détendent. Les chambres sont vraiment chouettes.

Samedi 13 août

Départ à 8h30 sur un superbe sentier en direction du refuge Victor Emmanuel, où nous ne faisons que passer. Nous pique-niquons en contre-bas du refuge, puis repartons en direction du refuge Chabaud. Et là, c’est une autre affaire, le chemin est rocailleux, escarpé et assez délicat par endroits, surtout lors des deux passages de blocs. On retrouve le Grand Paradis en ligne de mire, mais sur sa face nord cette fois-ci. On croise des torrents fougueux, que l’on franchit par des petits ponts de bois. Christine a quand même réussi à voir un chamois, car elle est déçue d’en avoir vu si peu toute cette semaine !

Au cours de la montée à Chabod on refait deux pauses, tant est si bien qu’on arrive au refuge à 18h30 seulement et que le bar est fermé ! Pas de bières pour les amateurs !

On a quand même monté 1015m et descendu 330m.

Notre dortoir est à l’écart du gros refuge.

On mange au premier service dans un brouhaha indescriptible ! Comme le service est assez rapide, on ne traîne pas afin de sortir au plus vite de cet environnement assourdissant ! Quel gâchis pour notre dernier dîner ensemble! mais quel plaisir, pour certains, d’admirer le coucher de soleil !

Dimanche 14 août

Nous avons (plus exactement nos deux guides ont) décidé de changer le programme initialement prévu afin de réduire la quantité de dénivelé négatif de la journée, étant donné que nous avons une longue route à faire jusqu’à Lyon. Avec les conseils de la gardienne du refuge, nous choisissons de descendre par un joli vallon, où, dit-elle, nous avons des chances de voir des chamois. En effet, nous ne sommes pas déçus !Nous nous arrêtons plusieurs fois pour les admirer, cachés dans l‘ombre avec leurs petits…

Le chemin est magnifique, très facile pour marcher. Nous passons la maison du garde forestier, des bergeries, et franchissons un joli torrent sur un petit pont de bois. Joce V, qui m’accompagne ce jour, admire l’eau transparente qui, dit-elle, « court sur les grosses dalles, entre lesquelles s’enchâssent de belles touffes d’herbe bien verte qui forment des gerbes ».

Tout va bien, la troupe est joyeuse, et malheureusement, survient l’accident imprévisible : Chris, sans doute la plus montagnarde et la plus agile de nous tous, tombe, fait un roulé-boulé et se cogne violemment le genou contre un rocher tranchant au bord du chemin, ce si joli chemin qui ressemblait à une voie romaine. Elle ne peut plus bouger la jambe, alors,un randonneur qui parle bien français appelle les secours qui arrivent en dix minutes.

L’expérience de l’hélicoptère restera inoubliable ! Une véritable tornade, les objets volent dans tous les sens, les branches d’arbres nous tombent sur la tête. J’ai l’impression que cette infernale machine va atterrir sur moi, m’aplatissant comme une crêpe. (C’est vrai que c’est la spécialité de mon pays d’origine, mais quand même !)

Aucune photo de ce bel appareil jaune et rouge ne pourra être prise car tous les appareils photos s’enrayent du fait de la poussière qui s’abat sur nous. D’ailleurs je trouve une dune complète de sable dans mon oreille gauche sous la douche le soir !

Chris est prise en charge par les secouristes avec une efficacité redoutable et la voilàhélitreuillée dans sa barquette sur une petite clairière entre les arbres de la forêt qui n’ont pas facilité la tâche au pilote.

Un peu décontenancés, nous descendons la petite distance qui nous sépare de la route, puis nous longeons celle-ci jusqu’au village du premier jour, où nous allons manger quelque chose rapidement dans notre premier gîte restaurant aux Eaux Rousses.

La gaîté est retombée. Cette semaine avait été un vrai succès et on aurait tellement voulu terminer à treize comme nous étions partis…

On embarque dans les voitures jusqu’à l’entrée du Tunnel du Mont Blanc où une file d’attente de plus d’une heure nous attend. Un dernier regroupement à Chamonix devant l’appartement de Guy pour nous dire au-revoir, et à nouveau nous reprenons la route pour nos destinations respectives.

Nous arrivons à Lyon un peu avant 21h.

Trek pour le Grand Paradis en Italie

 

Merci tout d’abord à Denis d’avoir suggéré cet itinéraire, et merci à Marie et Joce V de nous avoir guidés tout au long du séjour. Finalement, merci à Hélène de s’être occupée de toutes nos réservations Il n’y a pas eu un faux-pas, tout était parfait (hormis le bémol du dernier jour, bien sûr).

Tout le monde se rappellera longtemps des magnifiques paysages du Grand Paradis que l’on pouvait admirer tous les jours, sous des angles, des lumières et des points de vue différents.

Plusieurs personnes ont beaucoup apprécié le fait d’avoir une journée de pause possible au milieu du séjour. En effet, passer deux nuits au même endroit ou presque a permis à certaines personnes de se reposer et à d’autres de marcher avec un sac allégé, ce qui était en soit, une forme de repos également.

Tout fut une réussite : les paysages, les randonnées, les hébergements, l’ambiance joyeuse, la bonne humeur.

Nos deux nouvelles adhérentes, Christelle et Sandra se sont intégrées dans le groupe comme si elles en avaient toujours fait partie, apportant, chacune de façon différente, sa personnalité pétillante.

C’était des vacances… paradisiaques.

(Bon, OK, je vous l’accorde c’était un peu facile !!!

UN GRAND MERCI A TOUS ET A CHACUN POUR CES FABULEUX MOMENTS.

Jocelyne Briggs