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Le tour du Cervin : « ils ont perdu la vue, pas leurs rêves »

Reportage

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Du 9 au 17 août, sous le ciel capricieux de cet été 2014, l’association vénissiane GTA Handic’Alpes a relevé le défi d’emmener quatre personnes mal-voyantes ou non-voyantes dans un trek de haut niveau. Exemplaire.

Quand je pars avec l’association sur les chemins alpins, je me dis que j’ai de la chance car je suis un peu en vacances de mon handicap.

La réflexion émane de Lise Wagner, non voyante de 37 ans, une habituée des randonnées de l’association vénissiane toujours guidée par Philippe Gaudiez.

Avant de s’attaquer au Mont Cervin, du 9 au 17 août, Lise avait déjà accompagné Philippe en 2011 pour un périple tout aussi impressionnant : la traversée intégrale de la cordillère Royale, en Bolivie.

Lise est incroyable, s’émeut le responsable de GTA. Outre son handicap visuel, elle souffre d’autres problèmes de santé qui se sont manifestés il y a peu. Elle a d’ailleurs dû attendre les dernières semaines pour confirmer sa participation à notre longue et difficile itinérance autour du Cervin. Pourtant, elle a affiché un entrain et une forme étonnante tout au long des 180 km, étalés sur 8 jours. Un réel exploit sportif, qu’ont également accompli Guy et Jocelyne, eux aussi non voyants, et Michel, qui est mal voyant.

Au départ, c’est un groupe de 16 personnes qui a quitté Parilly le 9 août, pour rejoindre Zermatt, une des stations de ski les plus réputées de Suisse, afin de mener à bien ce trek. « Certainement le plus beau en Europe », s’enthousiasme Philippe, qui s’était offert un aperçu des difficultés lors d’un parcours de reconnaissance, il y a quelques mois. « J’avais été impressionné par cet itinéraire qui m’en avait mis plein les yeux : le col Collon, le val d’Hérens, le val d’Anniviers, la vallée du Turtmanntal, celle de la Matter. »

« Hélas pour notre équipe, on a dû faire face à une météo exécrable, mélange de pluie, de vent et de froid. Quatre jours pénibles avec des étapes qui dépassaient souvent les 8 heures de marche. Mais tous étaient au fait du challenge et pas question d’abandonner. Et quand on arrivait enfin dans les gîtes ou les refuges —réservés depuis septembre dernier—, il fallait s’occuper du quotidien, faire sécher pulls, chaussettes, chaussures. Pas évident, quand on est installé dans des dortoirs ! Mais ça fait partie du jeu. »

« Je retiens beaucoup de sentiments très forts de cette aventure. Un réel esprit de groupe nous a unis, au-delà même de la fatigue. Il faut dire que certains devaient porter des sacs à dos de 18 kg ! Mais je le répète à chacune des grandes sorties que l’association propose depuis maintenant pas mal d’années : nos amis qui ont perdu la vue n’ont pas perdu leurs rêves. Nous partageons les mêmes envies de vivre des aventures sportives et humaines, de faire des découvertes, de réussir nos défis et surtout de partager. »

Quand Lise en a fini avec ce tour du Cervin, elle m’a étreint, les yeux embués comme moi, en ne cessant de me remercier. Que vous voulez-vous ajouter à cela ?