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Randonnée glaciaire en Oisans

Reportage

Jeudi 14 juillet

Le temps est très moyen en ce jeudi matin, mais on y croit, alors on embarque dans la voiture, les uns après les autres, Jean, Joce B, Guy et Joce V, puis Mylène, direction St-Christophe en Oisans, où Chris nous rejoindra ainsi que nos deux guides, Philippe et Patrice. Une petite boisson au bar la Cordée pour nous donner du courage et nous allons piqueniquer sur un parking au départ de la ballade, mais avant il faut faire un petit transfert de voiture jusqu’à la Bérarde pour nous simplifier la tâche le dernier jour.

On part sur le sentier qui n’en finit pas car on longe un fond de vallée. Il ne se redresse que vers la fin en approchant du refuge du Cellier. Nous nous installons dans ce refuge somme toute assez sommaire, mais la cuisine est délicieuse, plein d’épices et de saveurs. Par la fenêtre on voit virevolter des flocons de neige, mais pas d’inquiétude à avoir, la météo est FORMELLE : il fera beau demain, de plus en plus beau même… On y croit très fort et on va se coucher.

Vendredi 15 juillet

Réveil 5h, départ vers 6h20. ! tout d’abord le chemin traverse des zones de rochers. Attention ! Il y a des plaques de verglas ici et là et au passage de plusieurs torrents il faut prendre garde à ne pas glisser. Enfin on prend pied sur le glacier, on s’encorde pour cheminer tranquille sur un long faux-plat montant. Petite pause avant d’attaquer la pente raide qui permet d’accéder au col du replat. Il va falloir franchir une pente de 35 ou 40% mais seulement sur 300m de dénivelé. L’effort reste gérable. Tout en haut, c’est magnifique, les plus beaux sommets de l’Oisans se dévoilent aux yeux des deux cordées : Le Râteau, mais surtout la Meije « la plus belle montagne du monde », selon Philippe ! L’arrivée forme une petite brèche qui permet de magnifiques photos.

Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines, loin s’en faut ! Nous allons devoir descendre un passage rocheux escarpé en moulinette, un par un. La manœuvre va prendre un certain temps. A l’issu de cet exercice, nous nous retrouvons sur une pente très raide qu’il nous faudra descendre à reculons : en tapant fort nos pointes avant dans la neige, d’une part, et en frappant le piolet d’une main pour nous assurer, d’autre part. Certains ont peur, d’autres très peur, et « certaines » qui, n’ayant été pourvus que de quelques chamallows en guise de muscles des bras, se retrouvent dans une situation franchement inconfortable, voire désagréable.

On traverse ensuite un cahot de rochers escarpés, des pentes de neige, d’autres passages rocheux. Jean fait une mauvaise chute et se blesse au-dessus du genou avec son crampon. Il boîtera tout le week-end. Enfin on atteint un chemin qui descend lentement vers la vallée. La progression est lente, les troupes sont fatiguées. Heureusement, le chemin est balisé d’une multitude de fleurs très colorées, dont des Lys Martagon et des Lys Orangés, à profusion. On arrive à la Bérarde à 18h30 pour les plus vaille ans, 18h45 pour les plus lents… (arrivée officiellement prévue 14h DERNIER DELAI !!!)

Nous voici au refuge CAF, très confortable, mais on n’a pas le temps d’en profiter, et même qu’on se fait remarquer en arrivant en retard au repas. Il est succulent ce dîner d’ailleurs et les serveuses sont charmantes.

Une bonne nuit nous permet de récupérer.

Samedi 16 juillet

Une certaine nonchalance s’empare du groupe ce matin. On traîne, on flâne dans le village, on fait quelques courses. On part sur le chemin vers 11h30 pour faire une pause piquenique une heure plus haut, puis, après une bonne sieste on grimpe le sentier qui nous amène jusqu’au refuge Temple-Ecrins. Toujours ce magnifique paysage des écrins, les sommets se détachent sur un ciel bleu, bleu, bleu, et les fleurs parsèment les abords du sentier. On arrive tôt au refuge, et Philippe, Patrice et Mylène vont se faire une petite séance d’escalade que Jean suivra du regard jusqu’à leur retour.

Dimanche 17 juillet

Le départ se fait à 5h30, mais les cordées sont réduites car Joce B et Jean restent au refuge, attendant le soleil sur la terrasse qui viendra les réchauffer à partir de 10h. L’aller-retour au Col des Avalanches se fera en six heures, sans trop de difficultés visiblement. On piquenique sur la terrasse avant de redescendre le joli chemin jusqu’à la Bérarde où on arrivera vers 15h30 Encore un petit verre (on aime la bière à GTA avant de se séparer pour regagner les voitures et nos maisons respectives.

Très beau week-end ensoleillé sous un ciel bleu d’azur. Que nos guides, Patrice et Philippe, soient ici remerciés pour le travail fourni, leur compétence d’alpiniste, mais aussi leur gentillesse et leur guidage précis et très professionnel.

Jocelyne BRIGGS