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Randonnée itinérante sur le chemin de Stevenson

Reportage

SUR LES PAS DE ROBERT LOUIS STEVENSON : DU SAMEDI 6 JUILLET AU LUNDI 15 JUILLET 2019

Ce sont Hélène et Christian qui ont eu l’idée d’aller marcher sur le Chemin de Stevenson cette année. Ils ont décidé d’écourter un peu l’itinéraire en supprimant les trois premières étapes ainsi que la toute dernière, pour que le séjour ne soit pas trop long.
C’est donc de Langogne, et non pas du Puy-en-Velay, que nous partirons ce samedi 6 juillet.

Nous serons 16 en tout, la plupart partant de Lyon à 7h du matin, d’autres nous rejoindront directement à Langogne.
Nous sommes 4 DVs, (deux filles et deux garçons) plus Michel T. qui est très autonome sur les chemins.
C’est Jean qui va remplacer Modestine, l’ânesse de Robert Louis Stevenson, pour transporter tous nos bagages de gîte en gîte, dans sa voiture.

SAMEDI 6 JUILLET

Premier regroupement de la fine équipe à Langogne, autour d’un café devant la gare.

La troupe se met en route à 10h30, et c’est parti pour un long cheminement de neuf jours, essentiellement dans le département de la Lozère, par monts et vallées, sur routes et sentiers, sous le soleil de l’été, ou abrités dans la forêt …
Premier pique-nique à l’ombre.
Rien de particulier en cette première journée, si ce n’est l’abondance et la beauté des digitales sur les bords du chemin. D’après ceux qui étaient présents l’an passé, le paysage ressemble beaucoup à celui du parcours du Gévaudan, ce qui leur rappelle de bons souvenirs.

Après 20 km de marche, nous arrivons à la première étape au Gîte du Moure, dans le village de Cheylard l’Evêque. Le cadre est très beau, avec les maisons de pierre.
L’accueil est très chaleureux, le repas succulent et copieux… étonnamment à base de produits de la mer, qui s’est quand même retirée de la région depuis pas mal d’années (mais la dorade grise n’a pas convaincu Annie, notre Lorientaise, très exigeante quant à la fraîcheur des poissons !).
Il va falloir marcher un peu plus si on veut brûler toutes ces calories !!!

DIMANCHE 7 JUILLET

Départ à 8h15. Jolis chemins très vallonnés. Nous passons au château de Luc. Je compte 45 marches jusqu’au sommet de la tour, d’où le panorama sur la campagne alentour est très beau. Il y a également une table d’orientation, mais pas en relief !
Le reste du château est en ruines, mais les vieilles pierres sont magnifiques malgré tout.

On devait normalement passer à Notre-Dame-des-Neiges en fin de parcours, mais étant donné qu’on a déjà parcouru 25 kilomètres, on est un peu fatigué, et on décide d’y aller demain matin, en option. Ainsi, ceux qui voudront flâner au gîte pourront le faire.
On arrive dans la petite ville de La Bastide-Puylaurent, à l’hôtel des Genêts. L’établissement est un peu vieillot, mais ne manque pas de charme. La patronne, Sylvie, est très sympathique et très efficace, bien que seule pour tout faire. Le dîner est toujours très copieux.
Nous nous répartissons dans des chambres de 2 ou 3 lits.
Après dîner, un petit groupe, toujours le même, va faire une promenade digestive.

A partir de là, on va commencer à croiser certaines personnes qui cheminent également, et qui dormiront au même gîte que nous, certains soirs.

LUNDI 8 JUILLET

Comme convenu, un groupe d’environ 7 personnes fait un aller-retour de 7 km jusqu’à Notre-Dame-des-Neiges, monastère haut perché.
Jean y monte également en voiture avec des passagers.
Nous sommes les premiers « touristes » sur le site, en dehors des retraitants qui ont dormi sur place, bien sûr. L’endroit est charmant. Il y règne une ambiance paisible, sereine. Anna s’émerveille devant des peintures magnifiques qu’elle me décrit de son mieux. Véronique, quant à elle, est très touchée par la beauté des vitraux.

On se retrouve devant l’hôtel des Genêts pour démarrer la rando de la journée qui est prévue pour 13 kilomètres seulement.
Nous passons devant le parc d’éoliennes du Taillard, que certaines personnes trouvent très jolies.
Comme l’étape sera courte, nous profitons d’une longue sieste à l’ombre.
Nous finissons la journée tranquillement sous un ciel un peu couvert, ce qui nous épargne des rayons ardents du soleil.

Nous arrivons ainsi au gîte des Airelles, à proximité du village des Chasseradès, vers 16h.  Nous disposons donc de beaucoup de temps pour nous préparer et nous faire beaux !
Nos hôtes – Picards d’origine – sont particulièrement accueillants et nous racontent comment ils sont arrivés dans la région.
Le dîner est une fois encore excellent, ponctué d’un orage qui coupe l’électricité pendant quelques minutes.
Michel T. offre de la liqueur de mandarine pour conclure ce petit dîner.

MARDI 9 JUILLET – ATTENTION AUX PUNAISES DE LIT !!!!

Après une bonne nuit reposante, nous dégustons un petit déjeuner exceptionnel, avec des yaourts, des confitures et du pain faits maison, un vrai festin (sans parler des croissants pur beurre) !

Nous quittons les lieux presqu’à regrets, et passons par le village des Chasseradès pour y faire quelques courses. Puis nous poursuivons dans la forêt. C’est alors que l’orage éclate, mais à un moment idéal, puisque Véronique déclare qu’il n’y a aucune vue autour de nous, donc, rien à admirer ou à contempler. Elle résume la situation en concluant : « y’a rien à voir, circulez !!! »
La pluie se calme et nous pouvons déjeuner au sec. Puis nous repartons pour les derniers kilomètres qui nous permettent de faire sécher nos capes de pluie. Nous faisons une petite pause aux sources du Lot, où nous débattons longuement pour savoir quel chemin nous allons emprunter pour nous rendre au village dans lequel se situe notre gîte. Après une délibération prolongée, il s’avère que ça revient strictement au même, les deux chemins étant parallèles, ce qui n’empêchera pas certains de cheminer par l’itinéraire bis !
A ce moment-là, nous rencontrons deux personnes ayant randonné avec HCE qui reconnaissent Annie, pour avoir partagé une semaine avec elle l’an passé. Nous discutons un moment avec eux, car ils font aussi partie du groupe de Cécile d’HCE que Guy connaît bien.

Nous arrivons peu après 14h, au bout de seulement 15 kilomètres de marche. Et là, l’accueil au gîte de Loz’Air, au village des Alpiers à 1200m d’altitude, est tout à fait inattendu.
C’est un peu comme le prolongement de la douche froide que nous a procuré l’orage du matin… On s’installe sur la jolie terrasse en bois pour écouter les consignes de la gardienne. 
Annie me confie avoir l’impression de « déranger cette brave dame ». Après l’accueil si chaleureux de la veille, nous plongeons directement dans le problème des punaises de lit. La liste des choses interdites est très longue. Les sacs doivent rester au sol ou dans des bacs plastiques, aucun objet ne doit être déplacé. On n’ose à peine poser les pieds au sol, avec nos sacs sur les genoux…
La décontamination d’un lieu infesté de punaises de lit coûte une fortune, nous explique la gardienne.

Pour dormir, certains s’installeront dans les chambres du haut de la maisonnette, d’autres se répartiront dans deux tipis.
Pour être en phase avec l’accueil quelque peu frisquet, la température a chuté sensiblement, et nombreux sont ceux et celles qui sortent leurs petites doudounes pour la soirée.
L’attente jusqu’à l’heure du repas est un peu longuette, certains jouent aux cartes, d’autres prennent leurs douches, en évitant soigneusement de poser leurs affaires n’importe où !
On va dîner carrément chez nos hôtes, qui s’efforcent d’être souriants et accueillants, histoire de détendre un peu l’atmosphère … Il faut néanmoins reconnaître que le dîner est très bon, avec abondance de salade du jardin, et apéritif !!! offert !!! (si, si).
On essaie même de chanter un peu, mais personne ne connaissant les paroles en continu, alors, cela s’avère difficile…
On regagne nos chambres et tipis, après le dîner, sans promenade digestive, exceptionnellement.

MERCREDI 10 JUILLET

On part vers 8h30 en direction du village du Bleymard où nous faisons la petite pause courses rituelle.

Nous montons jusqu’au Finiels, à 1699, point culminant de la semaine dans le massif du Mont Lozère.
On rencontre de nouveau un monsieur avec son chien qui randonne seul et qui vient du département du Rhône.
On traverse de grandes étendues de végétation rase très verte, balayées par les vents. L’impression de grands espaces autour de moi est très prégnante. Par moments, on croirait entendre la mer, avec les vagues venant se briser sur le rivage. J’imagine sans peine ce haut plateau désolé en plein hiver. Il doit y faire si froid dans la bise glaciale…
On fait la pause pique-nique au soleil, juste après le petit sommet pour s’abriter du vent. Nous avons une longue descente en perspective. On a l’impression d’être en montagne, sur un chemin bien raide et escarpé.

Après le col, le panorama change totalement. Jean-Marc me décrit ce qui nous entoure, avec une précision de photographe chevronné. Le paysage devient très minéral, avec, ici et là, des bouquets d’arbres bien verts qui font ressortir la couleur de la roche alentours. Le long du chemin, poussent de beaux genêts très odorants. Plus bas, nous longeons des pâturages entourés de fils barbelés, en simple ou double rangées, soutenus par des poteaux en bois sur lesquels s’est incrustée une jolie mousse vert clair. Jean-Marc trouve cet ensemble très harmonieux et il en a fait quelques photos en noir et blanc plutôt réussies, m’explique-t-il. Plus bas, après une petite pause, Bernard M. perd l’équilibre dans un fossé et se cogne à tête contre un rocher, se déchirant sauvagement le front au passage. Hélène, notre infirmière en titre, accourt pour le soigner. Le pauvre Bernard a déjà de vilaines ampoules plein les pieds, des boutons plein le dos, et malgré tout, on ne l’entend jamais se plaindre…

On arrive au village de Pont de Montvert sous lequel coule le Tarn. C’est à cet endroit précis qu’éclata la révolte des Camisards en 1702. Elle dura deux ans.
Nous sommes répartis dans quatre bungalows au Gite de Chastel, où nous avons beaucoup d’espace, et de lits…
L’arrivée sur ce site avec les toits d’ardoises en enfilade formant un joli arrondi, offre un magnifique coup d’œil que certains admirent longuement.
Il nous faut préparer, ou plutôt réchauffer, nos propres repas avec ce qui nous a été livré par la gardienne des lieux. Nous ne manquons de rien, et le repas est bien copieux.
Les petites chambres vieillottes ne manquent pas de charme, et leurs portes grinçantes ne rendent pas les sorties nocturnes très discrètes.

JEUDI 11 JUILLET – GROSSE JOURNEE !

Nous partons peu après 8h car la journée s’annonce longue en kilomètres, et soutenue en dénivelé. On traverse d’abord le joli village de Pont de Monvert, puis on grimpe directement. Le chemin forme de jolis lacets se faufilant à travers les genêts, qui nous enveloppent de leur odeur caractéristique. Véronique, qui m’accompagne, s’émerveille devant le beau panorama de montagne qui se déroule sous ses yeux. Après le sommet du Signal de Bougès, à 1421m, les fougères et la bruyère toute violette ont remplacé les genêts. Plus loin, Véronique s’étonne de voir des bouquets de sapins alterner avec des feuillus… On s’arrête après le Col du Sapey pour piqueniquer. La descente se poursuit gentiment, on passe devant une cabane de randonneurs, puis cette descente devient longue, interminable, avec de petites remontées de temps à autres, histoire de nous couper les pattes ! Cela n’en finit pas car la pente n’est pas très accentuée.
On rencontre une dame qui chemine avec son fils d’une dizaine d’année qui se traîne et boîte franchement. Ce petit garçon nous fait vraiment peine.

On quitte le GR 70 pour couper quelques kilomètres, et prendre le GR 68. Enfin, on descend sérieusement par un petit sentier bien raide, type alpin, qui débouche sur le pont au-dessus du Tarnon, au nord de la ville de Florac. Malheureusement pour nous, notre gîte – le Centre d’Accueil des Cévennes – se situe complètement au sud de la ville. Il nous faudra donc traverser toute cette ville sur des petits trottoirs étroits, sous un soleil de plomb, les jambes lourdes, la gorge sèche…   

Le gîte est très confortable, mais le repas plutôt moyen, on ne peut pas festoyer tous les soirs, non plus !!!
Certains ont encore l’énergie d’aller visiter Florac le soir après dîner, quel courage !!!

VENDREDI 12 JUILLET

Comme on doit faire des courses à l’épicerie le départ sera plus tardif.

Grâce à la couverture nuageuse, le soleil est caché, nous épargnant un peu de chaleur d’emblée. Nous gravissons un joli chemin, qui, rapidement, longe la rivière Mimente, affluent du Tarn. En fait, on suit une ancienne ligne de chemin de fer désaffectée. Anna tient absolument à aller piqueniquer au bord de l’eau, et elle obtient gain de cause. Après le deuxième pont, un petit sentier nous permet de rejoindre la berge de la rivière où l’on s’arrête piqueniquer et faire une longue sieste à l’ombre.

Il ne nous reste plus beaucoup de distance pour gagner Cassagnas. En fait, notre gîte – l’espace Stevenson – se situe à deux kilomètres de ce village. En chemin, j’entends ma première cigale, c’est le sud !!!
Comme on arrive vers 14h30, une longue après-midi de repos s’étale devant nous. Certains vont patauger dans la rivière, toute proche, d’autres se reposent, d’autres se prélassent… Le soir, au dîner, nous découvrons un nouveau concept : ce sera un buffet. Nous, les DVs, nous sommes un peu appréhensifs, mais Annabelle, la patronne, balaye toutes nos inquiétudes avec sa gentillesse, car elle vient nous commenter le menu dans les moindres détails. Elle décrit les mets présentés sur le buffet, leur origine, la façon de les préparer ou de les cuire. Bref, elle est passionnée par son métier et enthousiaste de partager toutes ses connaissances du terroir avec nous. J’imagine volontiers ses yeux pétiller de gourmandise ! Après le dîner, elle m’expliquera la carte en relief de la région. Je la découvre avec bonheur (et avec mes doigts aussi), tandis qu’elle me commente la topographie des lieux. Ainsi, je peux mieux m’imaginer ce que sont les causses, ces hauts plateaux des Cévennes, séparés les uns des autres par de profondes vallées ou gorges dans lesquelles coulent diverses rivières.

Nous sommes en fait installés dans une ancienne gare SNCF où le dernier train est passé en mars 68. Il ne reste plus de rails, ni de locomotives… Mais pendant la nuit certains s’efforceront d’imiter le doux bruit des anciennes locomotives afin de prolonger la nostalgie de la gare !!!
On rencontre un couple d’Allemands avec qui Hélène et Véronique sympathisent. On les retrouvera plusieurs fois.

SAMEDI 13 JUILLET

On part vers 8h30 pour la dernière grosse journée.

Le chemin est large et confortable, une piste, en fait, dans une forêt bien ombragée. L’odeur des pins nous enveloppe, mais tout à coup une autre odeur, plus inquiétante celle-ci, vient nous chatouiller les narines. Il s’agit d’une odeur de brûlé, et bien vite, nos amis voient également cette fumée au-delà des arbres. On s’empresse donc de prévenir les pompiers, qui sont déjà au courant. D’ailleurs, peu de temps après, on entend les voitures de pompiers au loin, qui se rapprochent de notre forêt. On piquenique juste avant le village de St-Germain-de-Calberte, car on n’a pas envie d’aller sur un parking comme le suggère Christian. On préfère la nature, la forêt, les arbres…
En arrivant au village, nous nous installons à la terrasse d’un café où les inconditionnels de la bière se laisseront tenter, tandis que les gourmands se lâcheront en commandant des glaces…

On repart du village dans la grosse chaleur de l’après-midi. Anna m’explique : « On est vraiment dans le sud, ici, la terre est rouge brique, il y a des cultures en terrasse où sont plantés des oliviers, entre autres, des pins abondants alternent avec des châtaigniers. » On arrive au gîte le Mas de Stevenson près du village de St-Etienne-Vallée-Française à deux kilomètres.
L’accueil y est exceptionnel aussi : nos hôtes nous offrent à boire sur la terrasse.
Plus tard, il y aura une dégustation du miel qu’ils fabriquent car ils possèdent 400 ruches, et une petite explication sur la culture du safran qu’ils produisent également. On pourra acheter leurs produits avant de partir.

Le gîte est spacieux, confortable, dans une belle maison de pierres, dans un environnement très vert et reposant. Le dîner, partagé avec eux, dehors, est composé de produits de leur jardin, et nous dégustons de bons légumes rafraîchissants !
Malheureusement pour René, on nous sert, pour la troisième ou quatrième fois de la semaine, du gâteau à la châtaigne !!! Spécialité oblige !
La patronne, Isabelle, est hyper-dynamique, Elle nous avouera le lendemain matin qu’elle ne dort que trois ou quatre heures par nuit. Christian, son mari, nous apporte une première guitare, puis une seconde qu’il a retapée, sur lesquelles Jean joue quelques mélodies pour nous accompagner, mais encore une fois personne ou presque ne connaît les paroles des chansons, alors, c’est difficile d’improviser un concert !
On restera tard autour de cette table dans la fraîcheur du crépuscule…

DIMANCHE 14 JUILLET – FETE NATIONNALE

Après le petit déjeuner, Isabelle fait la distribution des pots de miel commandés la veille. Elle nous offre, à chacun, une carte postale de l’itinéraire du Chemin de Stevenson. Tous deux, elle et son mari, sont pleins de petites attentions à notre égard.
Quand je demande à Isabelle s’ils traitent tous les groupes avec autant de gentillesse, elle me répond qu’elle accueille les gens comme elle aurait voulu être accueillie, elle-même, lorsqu’elle faisait de la randonnée…

Nous quittons les lieux une fois encore à regret, mais nous faisons une pause au village de St-Etienne-Vallée-Française pour acheter, devinez quoi ? Des compléments de pique-nique.
Nous partons enfin pour les 13 kilomètres prévus, d’abord sur un sentier bien raide dans la forêt de pins, puis redescendons après avoir passé le Col de St Pierre. Nous piqueniquons à l’ombre dans l’odeur des pins et la mélodie un peu entêtante des cigales qui s’en donnent à cœur joie.

Nous pensons n’avoir plus que 3 kilomètres à parcourir avant d’atteindre la petite ville de St-Jean-du-Gard, notre destination finale. Ça sera en fait bien plus long et le pauvre Bernard M. encore lui, va devoir s’appuyer sur deux accompagnateurs pour pallier son genou qui flanche ! ça fait beaucoup de misères pour une seule et même personne ! Avec Hélène, ils feront du stop pour regagner notre hôtel.

Nous terminons le long du Gard, il fait très chaud, et on tournicote pas mal. A un moment, Christian, après une étude très approfondie de la carte déclare avec sérieux : « Si nous traversons ce pont, nous passerons de l’autre côté de la rivière … » Je crois qu’il commence à fatiguer notre Christian !!! A moins que ce soit la chaleur, bien sûr !

Après quelques tours, détours, retours et presque 20 km au total… dans la ville, nous trouvons enfin notre hôtel, l’Auberge de Peras.
Nous buvons un pot sur la terrasse, mais l’accueil n’est pas le même que la veille.
Jean nous y rejoint. Il est très content de son séjour. Il s’est éclaté, dit-il, ce qui semble parfaitement approprié pour un 14 juillet. D’ailleurs, sa voiture est totalement en phase avec ses propos puisque l’un des pneus a, lui aussi, éclaté sur une pierre !!!
Blague à part, Jean est un peu soucieux de ce désagrément du dernier jour, car il lui faudra faire réparer sa roue tôt le lendemain matin, car il a charge d’âmes. Il doit, en effet, déposer Annie en gare de la Part-Dieu avant 13h. C’est un peu tendu…

Les chambres sont très confortables, chose bien appréciable pour un dernier soir, mais il y fait très très chaud. On est de retour au niveau de la mer, ou presque.
On se prélasse avant le dîner qui sera agréable et bien cuisiné.
Ensuite, on sort en ville avec l’intention d’assister au feu d’artifice, mais, comme celui-ci ne sera tiré qu’à 23h, seuls quelques-uns d’entre nous resteront l’admirer tandis que le reste du groupe retournera se coucher dans la fournaise.
Nous croisons notre couple d’allemands pour la dernière fois au centre-ville, dans la foule !

LUNDI 15 JUILLET – RETOUR

Cinq d’entre nous partent dans la voiture de Jean qui doit trouver un garage dans les meilleurs délais. (Tout se passera au mieux et Annie pourra prendre son train pour la Bretagne).

Nous serons donc onze pour prendre le train. Départ vers 8h10, à pieds jusqu’à la gare routière car il n’a pas été possible de trouver un taxi pour acheminer nos bagages. Nous sommes chargés comme des mulets (dernier clin d’œil à Modestine, sans doute !) : des sacs à dos chargés, des sacs de voyage bourrés, des chaussures qui pendent des sacs, des bâtons à la main, la troupe avance, d’un pas léger, dans les rues de St-Jean-du-Gard !!
Nous sommes largement à l’heure pour prendre notre bus en direction d’Alès. A la gare SNCF d’Alès, des tours de garde des valises s’organisent afin que ceux qui le souhaitent puissent aller découvrir la ville. On déjeune tous ensemble dans le café en face de la gare d’énormes salades savoureuses et bien présentées.
Nous croiserons là les deux personnes de HCE pour la dernière fois.
Notre train part à 14h40 en direction de Langogne où la boucle sera bouclée car nos voitures sont toujours là à nous attendre. Chacun regagnera son logis dans le véhicule qui lui a été attribué…

MERCI à nos deux accompagnateurs, Christian pour l’itinéraire et Hélène pour les gîtes et la logistique, sans oublier les soins infirmiers. Tout était PARFAIT. Accueil exceptionnel dans bien des endroits.
Les chemins étant bien balisés, nous ne nous sommes jamais perdus, car Christian savait bien étudier la carte et avait également plusieurs aides très fiables pour déchiffrer l’itinéraire.
Seul Bernard M. a beaucoup souffert, mais jamais il ne s’est plaint de toutes ses misères. Il n’a même pas voulu prendre place dans la voiture de Jean ce qui aurait pu le soulager de temps en temps.
Jean, pour sa part, en a bien profité et nous a donné SA version du Chemin de Stevenson élargi, par les petites routes escarpées, voire vertigineuses. Nous avons bénéficié de récits variés le soir qui complétaient agréablement notre journée.

MERCI à tous pour votre participation, votre bonne humeur, et à bientôt pour d’autres aventures !

Jocelyne BRIGGS

Description

6 juillet 2019 au 15 juillet 2019

Les inscriptions à cette randonnée sont fermées.

 Présentation : Il y a plus d’un siècle, le jeune écrivain Robert Louis Stevenson partait à pied à la découverte d’un pays inconnu en compagnie de l’ânesse Modestine, devenant ainsi le père de tous les randonneurs. Après son périple, il publiait son journal de route sous le titre « Voyage avec un âne à travers les Cévennes ». Nous vous convions à la découverte d’une partie du chemin de Stevenson, au départ de Langogne. Cette randonnée itinérante de 9 jours sur le GR70 ravit les randonneurs tant par la variété des paysages du Massif central que par la qualité et la convivialité des hébergements que nous avons sélectionnés.

PROGRAMME

Etape

Départ

Arrivée

distance

Dénivelé +

Dénivelé –

Samedi 6

Langogne RDV 10 h Gare

Refuge du Moure Cheylard L’Eveque

17 km

468 m

255 m

Dimanche 7

Refuge du Moure Cheylard L’Eveque

Hôtel Les genets, La Bastide Puylaurent

22km

713 m

842 m

Lundi 8

Hôtel Les genets, La Bastide Puylaurent

Gîte les airelles, Chasseradès

13 km

405 m

245 m

Mardi 9

Gîte les airelles, Chasseradès

Gîte Loz’air randonnées, Les Alpiers

15 km

531 m

515 m

Mercredi 10

Gîte Loz’air randonnées, Les Alpiers

Gîte du Chastel, Le Pont de Montvert

22 km

668 m

935 m

Jeudi 11

Gîte du Chastel, Le Pont de Montvert

Centre d’Accueil des Cevennes, Florac

28km

824 m

1100 m

Vendredi 12

Centre d’Accueil des Cevennes, Florac

Gîte « Espac Stevenson », Cassagnas

18 km

527 m

328 m

Samedi 13

Gîte « Espac Stevenson », Cassagnas

Gîte « Le Mas Stevenson », St Etienne Vallée Française

23km

534 m

974 m

Dimanche 14

Gîte « Le Mas Stevenson », St Etienne Vallée Française

Auberge du Peras, St Jean du Gard

13 km

406 m

500 m

Lundi 15

Retour Lyon

 

 

 

 

 

Cartographie : cartes IGN Top 25 : 2737 E, 2738 E, 2740 ET   Topoguide FFRP – GR70 Chemin de Stevenson

 

Niveau :N2 D1

Durée : 9 jours de marche

Portage : vous portez uniquement vos affaires de la journée,

Hébergement : Gites, Hôtels et Refuges

 

Animateurs GTA : Hélène LEMIRE Tél :  06.28.26.03.72  et Christian CODELUPPI Tél : 06.50.00.43.30

 

Equipement : Un sac à dos à la journée, un deuxième sac (pas de valise) qui sera transporté par l’assistance,  des bonnes chaussures de montagne, des battons, une veste imperméable et coupe-vent, une polaire, une cape de pluie, une casquette ou un chapeau, crème solaire, lunettes de soleil, du linge de rechange pour la

 

 

 

semaine, un drap sac, une lampe frontale, vos affaires de toilette, une pharmacie personnelle, une boite étanche pour le pique-nique de midi, un gobelet, une gourde ou sac à eau au moins 2 litres,

 

 

Le portage des bagages sera assuré par la Malle Postale au Puy en VELAY  soit 6 euros par bagage et par jour par personne. Ne pas dépasser impérativement 15 kg par bagage. Ce prix est compris dans le prix total du séjour ainsi que le retour train car.

 

Les pique-niques de midi ne sont pas compris mais possibilité soit d’acheter dans les villages ou de commander dans les gîtes.

 

 

TARIF : 425€ par personne

(Participation GTA 35 €)

 

Le prix comprend l’hébergement en demi-pension du samedi 6 au dimanche14 juillet 2019 .Retour le lundi matin en car pour Ales puis train pour LANGOGNE.

 

Participation au covoiturage au départ de Lyon  (sur la base de 4 par véhicule) :  22€

 

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Bulletin d’inscription à retourner avant le 15 AVRIL

 

Semaine GTA – Chemin de Stevenson- Du Samedi 6 au lundi 15 juillet 2019

 

Inscription pour : ……..  personne(s)

 

Nom : ………………………………………….          Prénom : ………………………………………….

 

Nom : ………………………………………….          Prénom : ………………………………………….

 

Nom : ………………………………………….          Prénom : ………………………………………….

 

 

Préciser ici si vous suivez un régime alimentaire …………………………………………………..

 

Inscription par mail à gta.handicalpes@free.fr avant le 15 avril 2019.

Bulletin d’inscription et règlement à retourner par courrier à :

Bernard DUBOUCH  26 rue Camille Roy  69007 LYON

 

Tarif : 425 euros/ personne 

 Règlement (cocher l’option choisie) :

 Règlement par chèques bancaires : en 2 chèques établis à l’ordre de GTA HANDIC’ALPES :

 

  1 chèque d’acompte de 200 €, qui sera encaissé courant avril,

  1 chèque de solde de 225 €, qui sera encaissé fin mai.

    Règlement par virement : 

  1 virement  d’acompte de 200 € à l’inscription,

  1 virement  de solde de 225 €, avant fin mai.

 

Si vous réglez par virements bancaires, merci de prévenir Bernard Dubouch par mail (dubouch.bernard@neuf.fr) en précisant le montant et l’objet (semaine GTA Chemin de Stevenson)

Ne seront pris en compte que les inscriptions accompagnées du règlement .

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