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Raquettes en Beaufortain, roc Marchand et Quermoz

Reportage

Raquettes en BeaufortainAvec un petit groupe restreint (8 le samedi et 5 le dimanche) on a passé un week-end carrément génial, dont j’ai envie de vous parler pour vous le faire partager.

Au départ, vu le peu de personnes inscrites, il était bien mal engagé, mais Yvon nous a sauvés (merci à toi, Yvon) en se ralliant à Marie et moi au départ de Lyon. Catherine nous a rejoints de Gap, au péril de sa vie, Philippe Poupart nous a accueillis sur place. Un copain d’Yvon a rallié le groupe, Jean-Louis et Mylène sont venus le samedi.

Le samedi nous avons commencé notre balade avec le soleil. Dès le départ, tout le monde était émerveillé par l’abondance de la neige, l’atmosphère était si froide que des petites gouttes d’humidité s’étaient transformées en cristaux étincelants, qui, capturés par les rayons de soleil, miroitaient de tous leurs éclats… C’était Noël en plein février, avec des paillettes partout…

Nous sommes montés à travers la forêt, jusqu’à la Croix à 100m en-dessous du Roc Marchand et avons donc gravi 700m. Malheureusement, le soleil s’est caché, faisant place à un brouillard épais qui ne manquait pas de charme lui non plus. La blancheur de la neige et celle du ciel se confondaient pour former une teinte uniforme… Grosse ambiance. Seuls les sapins d’un vert sombre se détachaient de cette ambiance homogène.

Sur le chemin du retour, nous avons fait halte, presqu’au sommet, dans une petite cabane qui, incroyable mais vrai, était chauffée par un feu dans un gros poêle. Et c’est là que, miraculeusement, les sandwiches à moitié congelés de certains d’entre nous se sont transformés en succulents croque-monsieur chauds et savoureux sur le poêle, et que les gaufres de Philippe, un peu raidies par le gel, se sont métamorphosées en de succulentes gaufres croustillantes et odorantes. Pour agrémenter ce repas, Jean-Louis avait préparé un délicieux far aux pruneaux très moelleux. Il était absolument exquis (parole de bretonne !)

Ensuite, il a fallu sortir de ce petit cocon douillet pour affronter le froid et le brouillard pendant la descente. Celle-ci fut un enchantement : de superbes pentes de neige poudreuse et légère nous faisaient un tapis sur lesquelles nous courions ou glissions tour à tour, dans la rigolade la plus complète. Quelques descentes sur les fesses pour passer quelques raidillons trop soutenus, quelques chutes désordonnées lors de glissades incontrôlées. En trois quart d’heure, on avait tout redescendu…

L’arrivée au gîte fut un régal. Après les -16 de dehors, nous avons trouvé un gîte douillet et coquet, très bien chauffé. Un bon thé a eu vite fait de nous revigorer. Et pendant que certains passaient sous la douche brûlante, d’autres aidaient à la confection du repas, conçu par Philippe. Au menu : soupe au potiron très onctueuse, curry d’agneau avec haricots verts et pommes de terre, salade de fruits frais.

Mais avant de passer à table, nous sommes descendus à l’étage en-dessous, pour prendre l’apéritif avec les propriétaires qui nous avaient invités.

Là encore, un bon feu crépitait dans la cheminée, et autour de nos verres et petits gâteaux salés, nous en avons profité pour vanter les mérites de GTA et de HCE. Les yeux embués de larmes, nos hôtes nous écoutaient, attentifs, concentrés et respectueux…

Le lendemain, une autre journée nous attendait. Plus de forêt cette fois, mais de vastes alpages où le regard de mes compagnons se perdait à l’infini. Du blanc à perte de vue, le bleu du ciel, pâle le matin, puis plus intense vers midi, comblaient tout le monde d’un bonheur qui était palpable et communicatif.

Nous sommes arrivés au sommet du Grand Cretet pour admirer le spectacle des sommets qui se déployaient de l‘autre côté. Le Mont-Blanc les surplombait tous, et Philippe a pu nous décrire le panorama somptueux avec autant de précision que d’enthousiasme.

Impossible, toutefois, malgré le soleil radieux, de rester flâner. Le froid nous rappelait sans cesse à l’ordre. Et c’est donc de nouveau avec délectation, que nous nous sommes jetés dans les pentes de poudreuse, d’un blanc immaculé, puisque personne ne les avait foulées…

Au retour, nous avons fait une petite halte au refuge du Nant du Beurre, où, là encore, un grand feu pouvait nous réchauffer, mais nous avons préféré le soleil de la terrasse pour pique-niquer.

La descente aux voitures ne fut qu’une formalité, la neige étant toujours aussi bonne.

En bref, vous l’aurez compris, c’était génial – l’ambiance du groupe, l’accueil du gîte, le repas de Philippe, le bleu du ciel, la neige qui me faisait penser à des monceaux de Chantilly !!!

Merci à tous ceux qui ont contribué à l‘organisation de ce week-end qui m’a rechargé les batteries pour plusieurs semaines.

Joce Briggs