3 jours en Drôme Provençale
Reportage
Du 14 au 16 Mai 2026
Pour la cinquième année consécutive, Jocelyne v. et Denis nous accueille chaleureusement dans leur maison en Drôme Provençale pour nous faire découvrir leur belle région.
Cette fois-ci, ils ont retenu le week-end de l’ascension, si doux et ensoleillé, mais pas encore caniculaire, pour nous inviter du jeudi au samedi, ce qui permettra à tout le monde de rentrer paisiblement le samedi soir en évitant ainsi les embouteillages épuisants de fin de week-end.
JEUDI 14 MAI
Une voiture chargée de cinq personnes part de Lyon, le jeudi matin, pour arriver les premiers chez Joce V. et Denis. Nous apprenons que deux personnes iront dormir chez des voisins très accueillants, Catherine et Charly, qui ont déjà été enrôlés dans notre association. En effet, la météo n’est pas aussi clémente qu’on pourrait l’imaginer et les tentes qui devaient être montées à côté de la maison, resteront gentiment pliées.
Puis, arrive la voiture d’Annecy, avec cinq personnes à bord, également, plus un chien, et pas des moindres, mais j’aurais l’occasion d’en reparler de Plastic, puisque c’est son nom !
Ginette arrive ensuite du Vaucluse, et Caroline de Sisteron.
Catherine et Charly nous rejoignent pour le premier pique-nique qui sera pris à l’intérieur, non pas à cause de la canicule, mais d’un risque de pluie…
Sans tarder, après le café et les gourmandises partagées, on part pour une première balade à laquelle vient se joindre un autre ami de Joce et Denis, Bernard.
Nous allons parcourir un circuit que seuls nos hôtes connaissent. Il n’y a aucun panneau, aucune balise, aucun repaire connu, d’ailleurs, je pense que cette petite zone n’a jamais été cartographiée de mémoire d’homme, mais le circuit est plaisant, bien vert et fleuri, mi-petite route mi-sentier.
Environ une demi-heure avant de rentrer, survient un orage qui déverse un déluge d’eau sur nos maigres parapluies et légères capes à peine sorties.
Bref, on rentre trempés, mais on se met bien vite au sec et au chaud.
Une petite soirée conte en musique nous est offerte.
Pierrot est le conteur, accompagné par Jacques et Claude à la flute et à la clarinette basse.
S’en suit un petit concert au piano donné par Denis.
Après cette petite pause musicale, les plus vaillantes se mettent à la cuisine.
C’est Joce V. et Ginette qui élaborent un plat de courgettes aux ravioles dont la présentation est très sophistiquée. Il s’agit en effet de ranger les tranches fines de courgettes avec minutie et précision, presqu’une œuvre d’art.
Mais avant de goûter à ce met délicat, nous dégustons l’apéritif, du bon vin blanc, du punch succulent, du jus de fruits, accompagnés bien sûr de petits toasts et de cake salés apportés et surtout confectionnés par tous les participants. On notera en particulier la terrine au chevreuil proposée par Catherine.
Le gratin de courgettes accompagné de salade verte représente le plat de résistance. Le chariot de desserts composé de gâteau chocolat marron, gâteau à l’orange, tarte aux noix, vient ensuite enchanter nos papilles.
Tandis que nous dégustons une petite tisane digestive, une discussion soutenue s’engage autour de chaussettes qui comporte une inscription « left and right ».
Dans l’assemblée, on distingue deux groupes, ceux qui connaissaient ce système ingénieux, et ceux qui vivaient heureux et serins dans l’ignorance de son existence, groupe duquel je fais partie.
Après ce débat philosophique, on va finalement se coucher.
Le petit déjeuner sera servi à 8h, car la grande randonnée qui était prévue a été remplacée par une autre, plus modeste, toujours pas du fait d’une canicule potentielle, mais d’un risque de pluie bien réel…
VENDREDI 15 MAI
Pendant que nous dégustons le petit déjeuner varié, copieux et savoureux, un certain Plastic déguste lui aussi son petit déjeuner en se servant dans les divers sacs à dos. C’est ainsi que Caroline, Mylène et Jean Louis se voient délestés de leur pain, tandis que René se voit privé de son chocolat, et surtout du plaisir qu’il aurait sans doute éprouvé à le partager avec nous.
A partir de ce moment-là, on est tous au taquet pour surveiller nos sacs et leur contenu alimentaire !
On part vers 9h, en faisant une halte à la boulangerie du village pour remplacer le pain dérobé par l’indélicat Plastic.
On gare les véhicules à Pont de Barret, où nous attendent deux autres amis de Joce et Denis, Marianne et Albert, qui connaissent le coin comme leur poche.
On monte par un chemin semé de quelques racines et pierres habituelles, ainsi que quelques troncs d’arbres couchés en travers, rien de bien difficile, en somme. A notre gauche coule la rivière Roubion, et au-delà une falaise assez haute. La végétation est abondante étant donné les pluies printanières dont elle a bénéficié. De nombreuses fleurs enchantent les botanistes du groupe. L’objectif est d’aller jusqu’au mont Eson à 630m d’altitude. A présent, la vue s’ouvre à l‘ouest : au-delà du Rhône que l’on devine en fond de vallée, jusqu’à l’Ardèche, bien verte également. Puis la pente s’adoucit, tandis que le vent se lève, faisant défiler les nuages au-dessus de nos têtes. Evidemment, ceux-ci laissent échapper quelques gouttes, histoire de nous faire sortir nos capes un peu plus rapidement que la veille… Puis, nous nous installons sur un joli replat, pour piqueniquer.
On redescend par un autre chemin pour faire une boucle ;
En arrivant en bas, Catherine veut faire une photo du groupe, avec une vue sur Sainte Euphémie et la vierge, mais faire rentrer tout le monde dans l’objectif s’avère fort compliqué. Heureusement, un passant en voiture veut bien nous prêter main forte.
Comme il est vraiment tôt, Joce V. suggère d’aller faire un tour à Saou. Nous retrouvons ce bel endroit, un genre de parc naturel aménagé avec de beaux arbres, dans lequel se trouve l’auberge des Dauphins que nous avons déjà visitée l’an passé. Nous nous y arrêtons pour boire quelques choses de chaud, car nous sommes gelés, du fait du vent qui nous transperce de toute part. On boit du chocolat chaud délicieux, du thé, du café. L’endroit est magnifique avec un grand lustre, du marbre, des moulures et des miroirs partout. Et cerise sur le gâteau, qu’on ne mangera pas dans cet endroit charmant, la serveuse est très agréable.
Après s’être bien réchauffés, nous rentrons chez Joce et Denis où chacun vaque à ses occupations : Bain de soleil bien chaud pour certains, douche froide pour d’autres, tricot pour moi.
Puis, l’apéro nous réconforte à nouveau, suivi cette fois-ci d’un tajine de poulet aux citrons confits et aux olives, préparé par Joce V. Nous poursuivons avec du fromage de Savoie et des gâteaux apportés par différents participants.
L’horaire est fixé à 7h pour le petit déjeuner du lendemain, avec un départ à 8h.
SAMEDI 16 MAI
Le petit déjeuner est tout aussi délicieux, copieux et varié que la veille. A cette différence près que Plastic ne se sert pas dans nos sacs ! On part à 8h, comme prévu, à trois voitures pour nous rendre sur le point de départ de la randonnée, à une heure de là. La cloche de l’église du village de Piegros Laclastre sonne 9h pour nous accueillir. On s’engage sur une petite route, puis une piste, dans la forêt assez touffue. Il fait frais, 8°, raison pour laquelle les gants, capuches et bonnets sont de sortie pour les plus frileux ! Tout est très vert. Une abondance de feuilles vert clair tapisse le sol, phénomène plutôt surprenant à cette saison. Elles sont très belles mais très glissantes aussi, et dissimulent parfois un rocher ou une racine sous leur épais tapis. Catherine pense qu’une petite averse de grêle la veille les a précipitées au sol, alors qu’elles étaient toute jeunes. On fait une première halte à la Chapelle du Bon Secours, où règne une belle énergie. Puis le chemin se poursuit et évoque, pour Denis, un tableau de Monet, ce qui provoque en lui des envolées lyriques ! Il nous récite ainsi deux petits poèmes bien jolis.
Puis on poursuit jusqu’à la Chapelle de Saint Médard, qui, pour moi, n’a pas le même charme que celle du bon secours. Au sommet, un panorama grandiose sur le synclinal perché de Saoû s’offre à nous. Un synclinal, c’est la partie en creux d’un pli géologique. Ici, curiosité, cette structure se retrouve en hauteur, c’est pour cette raison que l’on parle de synclinal perché.
Le soleil sort enfin pour nous réchauffer un peu. Beaucoup de gens se sont arrêtés là pour piqueniquer, alors, on s’éloigne pour s’installer sur des pierres un peu plus loin.
Comme à l’accoutumé, Colette, bien qu’absente, nous a régalés avec des petites boules à l’amende et au rhum, qu’elle en soit ici remerciée ! Un gâteau de Bernard et d’autres friandises viennent compléter le chariot de desserts. Mylène repère un vautour qui plane au-dessus de nos têtes, quant à Plastic, il doit être maintenu en laisse car la tentation du piquenique, du nôtre et de celui de nos voisins, est vraiment trop forte pour lui.
On redescend sur un sentier bien raide un peu chaotique, puis on franchit le pas de Saint-Michel et celui du faucon. Le chemin est très varié, s’aplanit, traverse une hêtraie, puis, plonge à nouveau. On longe même un champ de lavande, pas encore en fleurs, bien sûr, et on doit contourner, quand c’est possible, de nombreuses flaques de boue. Un dernier raidillon nous ramène au village de Piegros-la-Clastre sous le soleil, où de nouveau la cloche de l’église nous accueille avec les cinq coups de 17h. On aura parcouru une quinzaine de kilomètres et 700m de dénivelé au total.
Nous rassemblons nos affaires, car la voiture de Lyon part directement, tandis que les deux autres retournent à Portes-en-Valdaine.
Un grand merci à Joce V et Denis, ainsi qu’à tous leurs amis : Cahterine et Charly, Bernard, Marianne et Albert, qui nous ont accompagnés tout au long de ces trois jours festifs, merci aussi à Pierrot, Jacques et Claude pour leur contribution musicale. Si la chaleur n’était pas toujours au rendez-vous dans l’air ambiant, elle était dans les cœurs et surtout dans l’accueil, toujours très convivial.
Merci à tous et à toutes pour vos spécialités culinaires qui ont largement contribué à cette ambiance festive.
D’ailleurs, à la demande générale, je termine ce petit compte rendu par la recette du gâteau à l‘orange confectionné par Joce V.
A très bientôt.
Jocelyne BRIGGS
RECETTE DU GATEAU A L’ORANGE
Pour un gâteau, il faut :
2 oranges bio
160g de sucre
150g d’amandes en poudre
5 œufs
60g de beurre
1 sachet de levure chimique
Faire cuire les oranges dans de l’eau pendant 45 minutes
Lorsqu’elles ont refroidi, les mixer grossièrement, puis mélanger tous les ingrédients
Mettre la préparation dans un moule, enfourner pendant 40 minutes à 160°
Bonne dégustation.
NB : la version de Ginette est plus diététique :
8 mandarines à la place des deux oranges, PAS de beurre DU TOUT et MOINS de sucre !
A vous de choisir !
Description
14 mai 2026 au 16 mai 2026
Les inscriptions à cette randonnée sont fermées.
Heures de départ et lieux de rendez-vous :
Départ de Lyon : jeudi 14 mai 2026 à 8h00 au Métro Mermoz Pinel à l’intersection du boulevard Pinel et de la rue Edouard Branly à coté des Galeries Lafayette au niveau de la pharmacie.
Rendez-vous à 10h00 chez Jocelyne et Denis
Description de l’activité :
Jocelyne et Denis vous accueillent dans leur petit village pour 3 jours de randonnée en Drôme Provençale.
Jeudi :
Accueil chez Joce et Denis (10h) – installation – pique-nique dans le jardin et randonnée au départ de chez nous.
Environ 10 km – D+ 300 m – temps de marche environ 3 h
Vendredi : Cougoir, au départ du vieux village de Teyssières.
Près de la montagne d’Angèle, Cougoir est un promontoire rocheux bien détaché, offrant une vue remarquable sur la Drôme provençale et le Nyonsais, ses montagnes, vallons et villages.
Les hauteurs panoramiques du Cougoir et de la montagne de la Croix forment un vaste espace de pelouses pastorales propices à la contemplation.
13.5 km – D+ 700 m – 6 h de marche.
Samedi : La Chapelle Saint-Médard, au départ de Piégros-la-Clastre (à 8 km à l’est de Crest).
Sur les crêtes de la forêt de Saou, la chapelle surplombe les ruines d’un mystérieux monastère.
Au sommet un panorama grandiose sur le synclinal de Saou !
Un synclinal, c’est la partie en creux d’un pli géologique. Ici, curiosité, cette structure se retrouve en hauteur et on parle de synclinal perché.
En chemin, nous découvrirons la chapelle et le château de Piégros, le vestige du monastère de Saint-Médard…
15 km – D+ 770 m – 7 h de marche
Séjour limité à 12 participants + Joce et Denis
Nous avons des amis accompagnateurs qui seront ravis de participer aux randonnées, c’est pour cela que dans un premier temps nous ne limitons pas le nombre de personnes déficientes visuelles.
Hébergement / repas :
Hébergement chez Joce et Denis : 6 couchages à l’intérieur (3 lits doubles) + clic clac 2 places dans un fourgon aménagé + toiles de tentes sur le terrain …
Prévoir drap sac et duvet.
Accès salle de bain, douche, apporter vos affaires et serviette de toilettes.
Cotations :
J1 : Niveau 1 – Difficulté 1
J2 : Niveau 2 – Difficulté 2
J3 : Niveau 2 – Difficulté 2
Equipement :
Bonnes chaussures de marche, battons, sac à dos, vêtements de saison, lunettes de soleil, crème solaire, cape de pluie, en-cas énergétiques, boissons et quelques gourmandises à partager.
Prévoir 3 pique-niques pour les repas du midi. Il y a une boulangerie à la Bégude de Mazenc (village à 3 km de Portes-en-Valdaine) et un magasin U si besoin.
Animateurs :
Joce et Denis j.vernay426@gmail.com
Tarif : 22 € / personne à régler sur place
Comprenant les dîners du jeudi et vendredi soir, et les petits-déjeuners préparés par vos hôtes.
Vous pouvez apporter quelques grignotis et boissons pour l’apéro, dessert.
Inscription :
S’inscrire en ligne sur l’espace adhérent au plus tôt pour réserver votre place et pour l’organisation.
Tarif covoiturage au départ de Lyon :
26.00 € à remettre à votre chauffeur sur la base de 4 personnes par véhicule