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Plateau des Glières – Tour de l’Ovine

Reportage

Comme on va très loin ce dimanche, au-delà d’Annecy, le départ est fixé à 6h30… aïe, aïe, aïe !!! C’est vraiment violent tout ça, mais pour adoucir cette rudesse matinale, Jean nous récupère les unes après les autres, tel un taxi faisant sa ronde !!! On est bichonné !

Il n’y a qu’une seule voiture au départ de Lyon car on retrouvera Jean-Claude sur place …

Il va d’ailleurs se faire attendre, notre Jean-Claude, ce qui laissera tout loisir à Sabine et à Véronique pour aller visiter la boulangerie des Aravis, le point phare du parking où nous nous sommes arrêtés pour l’attendre. Nous pouvons aussi en profiter pour admirer la Tournette qui surplombe le Lac d’Annecy.

Nous allons ensuite jusqu’au Crêt, point de départ, pour aborder le circuit de Tétaz qui va faire une grande boucle en passant par le Col de l’Ovine.

Nous attaquons à quasiment 9h30 sur un sentier qui monte gentiment dans la forêt. Déjà les clarines des vaches alentours constituent une toile de fond sonore. Le sol est jonché de feuilles qui forment un tapis épais très confortable sous nos pieds. Sabine a presque l’impression d’être en automne. Néanmoins, il faut se méfier, car par moments, le terrain est un peu glissant et se dérobe sous nos chaussures. Je glisse à plusieurs reprises et fais deux sorties de route sur ce petit chemin très étroit du fait de la pente, bien raide, qui plonge à ma gauche. La température est idéale, nous marchons à l’ombre des arbres, feuillus et conifères associés.

Arrivés à un petit belvédère, nous avons une première vue plongeante sur la vallée de Thônes où trônent les bâtiments de l’usine  Mobalpa. Puis après le passage d’une croix et du chalet de la Tétaz, nous redescendons un peu, mais ce ne sera que pour mieux remonter par la suite !

Le sentier qui descend vers les chalets de la Rosière forme des zigzags très serrés et bien raides qu’il nous faut négocier avec prudence.

Arrivés dans le creux, nous rejoignons une large piste qui va remonter sur plusieurs kilomètres, offrant une pente douce. Nous marchons à plusieurs de front.

Tout à coup arrive quelqu’un qui demande le passage, et c’est seulement à ce moment-là que nous nous apercevons que cette dame se déplace à cheval. Nous n’avons même pas entendu les sabots de ce dernier claquer le chemin empierré, et pour cause, il n’est pas ferré, ce joli cheval blanc et alezan ! Il porte des petits chaussons en caoutchouc ! Il a l’air très doux et très calme, nous le reverrons plusieurs fois au cours de la matinée.

Autour de nous le plateau des Glières s’étend à perte de vue, et le paysage, très ouvert, est somptueux. Les grandes falaises blanches typiques de ce coin se dressent devant nous, surmontées de sapins vert sombre, le tout surmonté d’un grand ciel tout bleu. Il n’y a en effet que quelques petits nuages blancs tout ronds. L’un d’entre eux se trouve face à nous, et Sabine a nettement l’impression qu’arrivés en haut de notre grande piste, nous allons marcher droit dedans et le traverser. Elle est comme ça, Sabine, elle a toujours des visions poétiques du paysage qui nous entoure.

On arrive à la chapelle de Notre Dame des Neiges, qui est malheureusement fermée. Elle est construite en pierre et en bois, décorée de sculptures et surmontée d’un petit clocher.

Nous ne nous attardons pas, car la route est encore longue.

Nous quittons la belle piste pour faire halte dans un petit bois et pique-niquer sous les arbres.

Comme il y aura un coup de rein à donner pour atteindre le col, les petites douceurs sucrées de Véronique sont les bienvenues en fin de repas avec même du café, apporté par Sabine.

On repart à l’assaut du Col de l’Ovine. Jean-Claude est émerveillé par ce vaste paysage qui n’a pas de limites. Il compte quatre chaînes de montagne parallèles entre elles.

Il fait remarquer à Véronique, avec beaucoup de nostalgie, que le 16 mars 2019, nous avons fait cette randonnée en raquettes avec Francis. Il lui désigne tous les passages où le groupe était passé ce dimanche-là et Véronique semble en avoir également un souvenir ému et très net.

Au col, un panorama à 360°s’offre à nous.   

Nous redescendons ensuite sur le Col de la Buffaz. Le chemin n’est pas bon du tout, tout cabossé, défoncé par le passage des troupeaux de moutons. Je me concentre pour ne pas me tordre les chevilles entre les mottes de terre et les pierres. On commence d’ailleurs à les entendre, les moutons, blancs à têtes et pattes noires. On rencontre les bergers qui nous expliquent que le troupeau comporte mille bêtes et il nous conseille de prendre le chemin du bas pour éviter les patous postés plus bas. Jean-Claude ne les apprécie guère les patous, je dirai même qu’il s’en méfie, alors nous sommes sur nos gardes.

Le rocher calcaire qui borde le chemin a formé des sillons creusés par l’érosion et les pluies ruisselantes des orages. Certains ont des formes arrondies, comme de longs tuyaux coupés en deux, mais d’autres ont des angles tranchants, très nets, comme s’ils avaient été coupés l’aide d’un outil ! C’est vraiment curieux et inhabituel.

Après le Col de la Buffaz, on retrouve une large piste. Ouf, pense-t-on, on va se reposer un peu ! Eh bien, pas du tout, la piste en question est très raide et glissante par endroits, il faut faire travailler les cuisses pour ne pas partir trop vite.

Puis on arrive à la fin de notre boucle et nous retrouvons nos voitures à 17h30 !  Sept heures de marche bien tassées !

Nous faisons une belle pause chez des amis de Jean qui ont une magnifique maison au Sappey. Les amateurs de bière se voient récompensés de leurs efforts.

Jean prend des nouvelles, puis nous retrouvons nos véhicules pour se heurter, d’abord, à un premier embouteillage non-expliqué avant même d’atteindre Annecy, puis un deuxième embouteillage sur l’autoroute, plus sérieux celui-ci, puisqu’il s’agit d’un accident. Les panneaux nous suggèrent même de quitter l’autoroute pour gagner du temps.

Nous voici donc embarqués sur des petites routes qui tournicotent et traversent des villages aux noms poétiques : le Mollard, Les Molasses…

Jean décide de reprendre l’autoroute pour terminer notre voyage. Il a bien raison puisqu’à présent, ça roule bien. On arrive à Lyon vers 21h30 ! Longue journée, mais grand bol d’air, soleil radieux, paysages somptueux.

Jean dépose ses passagers dans le sens inverse qu’il les a embarqués le matin-même, et chacun rentre chez soi pour se reposer.

Merci à toi Jean, pour cette jolie sortie estivale et bien tonique.

Et merci à tout le groupe dont la bonne humeur a rajouté la dernière petite touche sans laquelle la journée n’aurait pas été parfaite !

Jocelyne Briggs

Description

19 juillet 2020

Les inscriptions à cette randonnée sont fermées.

Heure de départ et lieu du rendez-vous de la randonnée

Départ de Vénissieux le dimanche 19 juillet à 6h30. Place Jules Grand Clément (métro ligne D – station Parilly)
Rendez-vous à l’entrée de Thônes à 8h30, sur le parking de la Boulangerie des Aravis à Thuy (à droite au rond-point avant d’arriver à Thônes).

Activité

Au sud du massif des Bornes se niche le plateau des Glières, haut lieu de la Résistance. Ses falaises aux apparences infranchissables, ses sommets en longues échines ou en cônes, ses combes suspendues au-dessus des vallées alentour, ses cols et échancrures ouvrant les accès créent des paysages typiques et variés où s’entremêlent le minéral et le végétal.

Partant du parking du Crêt (1000m), le chemin s’élève progressivement dans la forêt pour atteindre le refuge de la Têtaz (1250m), contourne la crête et bascule sur le vallon et les chalets de la Rosière (1200m) blottis au pied d’une belle falaise. De la Rosière, nous poursuivons sur le GR de pays « Tournette Aravis » notre montée jusqu’au plateau, tournant le dos à la dent du Cruet. Petit détour pour un coup d’œil à la chapelle de ND des Neiges (1450m), et poursuite jusqu’au col de l’Ovine (1786m). Pause pique-nique avec panorama sur les Bornes, les Aravis et la Tournette. Montée facultative à la pointe de Puvaz (1909m). Redescente sur le Crêt via les chalets de l’Ovine et le col de la Buffaz (1500m).

Avant de repartir, possibilité d’arrêt à la coopérative de Thônes pour faire le plein de Reblochons et autres tommes de vache et de chèvre.

~ 7 h de marche – D+ ~ 900 m 

Cotations

Niveau 3 – Difficulté 1 (2 pour la montée à la pointe de Puvaz)

Équipement

Habituel : bâtons, sac à dos, bonnes chaussures, lunettes de soleil, crème solaire, 1 pique-nique, en-cas énergétiques, boissons.

Animateur

Jean Fuin (06 45 39 07 26)

Covoiturage : 28 € à remettre à votre chauffeur sur la base de 4 personnes par véhicule au départ de Lyon

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